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Tfanen Takwin

Après 6 mois de cours en ligne, le cycle pilote euro-tunisien Tfanen Takwin offre à ses participants la possibilité de faire un mois de stage dans une structure culturelle en Tunisie suivi d’un autre stage d’un mois dans une structure culturelle en Europe selon les possibilités sanitaires.

Meriem Zerzeri participe à Tfanen Takwin et elle a choisi l’association Musum Lab pour faire son stage d’un mois. Nous sommes allés à sa rencontre pour en savoir plus sur son parcours et sur son expérience au sein de l’association.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un focus sur les différents stages des 20 participants à Tfanen Takwin.

Qui est Meriem Zerzeri et pourquoi avoir choisi Tfanen Takwin ?

Je suis diplômée de l’ESSTED (Ecole Supérieure des Sciences et Technologies du Design) spécialité scénographie. J’ai longtemps travaillé comme décoratrice de cinéma sur plusieurs longs métrages, puis j’ai enseigné à l’ESAC Gammarth (Ecole Supérieure de l’Audiovisuel et du Cinéma). Actuellement, je suis maître assistante à l’ISEAHK (Institut Supérieur des Etudes Appliquées en Humanité du Kef) au département patrimoine et audiovisuel.

Pour moi Tfanen Takwin est une chance pour développer mes compétences dans la médiation du patrimoine et de la culture. C’est aussi une occasion pour acquérir de nouveaux savoirs et développer mon savoir-faire dans la digitalisation, les politiques culturelles, etc.

 

Meriem Zerzeri au bureau de l’association Museum Lab

 

En quoi consiste ton stage à l’association Museum Lab ? 

Quand j’ai commencé mon stage à l’association Museum Lab début juillet, j’ai été tout de suite impliquée dans l’organisation et la mise en place du programme Patrimoni qui est un programme de formation prévu pour septembre. Il s’agit d’une formation professionnalisante au Kef sur les métiers du patrimoine destinée aux diplômés dans les disciplines suivantes : sciences humaines, Beaux-arts, architecture, tourisme, NTIC et des porteurs de projets professionnels dans les secteurs mentionnés : patrimonial, culturel, touristique, environnemental.

Mon rôle en tant que stagiaire va du travail sur les contenus avec les formateurs, au déroulé des cours, en passant par toute la planification pédagogique pour cette formation. Nous sommes actuellement 9 personnes dans l’équipe de l’association Museum Lab et il y a des stagiaires au Kef qui sont en train de travailler sur la bibliographie générale de la ville. Il y a un partage très intéressant avec l’équipe et je découvre tous les jours les projets qu’ils comptent développer ce qui crée un échange très constructif entre nous.

 

Quels sont les défis rencontrés pendant ce stage ? 

Nous avions prévu des journées d’information sur la formation pour le recrutement des bénéficiaires mais nous n’avons pu organiser que deux journées uniquement à cause des circonstances liées à la Covid-19. Ceci a entrainé des changements sur tout notre programme. Les conditions actuelles représentent un défi au quotidien dans toute planification.

On aurait aimé organiser plus de journées au Kef dans des institutions spécifiques pour atteindre notre cible mais malheureusement ce n’était pas du tout possible.

Il fallait aussi être présent au Kef pour faire la sélection des participants et les entretiens ont finalement dû se faire à distance pour ma part ce qui est dommage dans ce type de projet.

Par ailleurs, l’un des plus grands défis rencontrés pendant mon stage à l’association Museum Lab est comment définir les outils de suivi-évaluation. Nous avons travaillé sur cette question pendant la formation Tfanen Takwin et là je réalise à quel point la pratique est importante pour l’amélioration et le développement. C’est réellement le projet pratique qui me permet de découvrir encore plus l’importance de ces outils et de les maîtriser.

 

Meriem pendant son stage à l’association Museum Lab

 

Quel est le rêve que tu souhaites réaliser après l’expérience Tfanen Takwin ? ​

J’aimerais beaucoup qu’on se mette tous d’accord sur la valeur du patrimoine et que tout le monde travaille main dans la main pour le maintien d’un développement patrimonial et pour faciliter des projets à développer en Tunisie.

Les idées sont là mais les procédures pour les réaliser sont difficiles. Mon rêve c’est de faciliter ces procédures en développant un manuel analytique sur la nature des projets, les formations, les actions culturelles. J’aimerais faire une enquête, développer une cartographie et définir différents types d’actions culturelles afin de mettre en place une stratégie pour les aborder et aider ainsi les jeunes entrepreneurs à avoir une sorte de manuel référentiel d’action.

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