e

Tfanen Takwin

Après 6 mois de cours en ligne, le cycle pilote euro-tunisien Tfanen Takwin offre à ses participants la possibilité de faire un mois de stage dans une structure culturelle en Tunisie suivi d’un autre stage d’un mois dans une structure culturelle en Europe selon les possibilités sanitaires.

Dhouha Abdelghani fait partie de la 1ère promotion de Tfanen Takwin. Elle partage avec nous l’opportunité qu’elle a eue de passer un mois à la Fondation Kamel Lazaar (KLF).

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un focus sur les différents stages des 20 participants à Tfanen Takwin.

 

Le chemin vers la culture

Après avoir finalisé mon Master de recherche en sociologie du sport à l’INEPS, j’ai été prof de sport puis j’ai intégré par passion le secteur culturel. Je suis actuellement l’assistante de l’attachée culturelle à l’Institut français de Tunisie.

Comme il n’y avait pas de formation spécifique pour les personnes qui souhaitent se professionnaliser dans la culture et dans la gestion de projets culturels, l’appel à candidature de Tfanen Takwin a particulièrement attiré mon attention. Je voulais m’approfondir et me spécialiser dans ce secteur d’où ma participation à cette formation qui offre une ouverture sur le patrimoine, les TIC et les soft skills.

 

Le stage à la Fondation Kamel Lazaar (KLF)

On m’a proposé de faire mon stage à la Fondation Kamel Lazaar dans le cadre d’un projet de photographie que je pilotais via l’IFT en partenariat avec KLF. Cette proposition était intéressante puisqu’elle me permettait de voir l’organisation d’un même événement des deux côtés.

A cause de la situation sanitaire, ma mission sur ce projet n’a pas pu avancer comme il le fallait. En en parlant avec la direction de la Fondation, ils m’ont proposé de développer un projet musical à la station B7L9 de Bhar Lazreg car j’ai toujours été très intéressée par la musique. Ma nouvelle mission consistait donc à monter un projet de programmation musicale pour le mois de septembre qui s’étale sur quatre soirées.

Le projet consiste à travailler exclusivement avec les jeunes artistes et les plateformes émergentes locales pour leur donner plus de visibilité et la chance de se produire devant une audience.

J’ai beaucoup aimé le fait de porter la responsabilité de tout le projet et d’assumer le choix artistique. J’ai choisi le titre du projet, la charte graphique, la programmation et j’ai mis en place toute l’organisation logistique nécessaire à la réalisation de l’événement. Travailler sur toutes les étapes de la conception et suivre tout le process de création est très formateur et motivant.

 

Quelle suite après KLF ?

Le stage se poursuit jusqu’à fin août et je serai sûrement présente pour la préparation des soirées musicales de septembre. En ce qui concerne la suite, je suis contente de reprendre mon travail à l’IFT que j’aime beaucoup. J’ai hâte de voir les nouvelles perspectives et de découvrir la nouvelle vision ainsi que la nouvelle ligne directrice du département culturel.

Par ailleurs, je n’ai rien de précis à part ma mission à l’IFT car mes projets sont très évolutifs. Je veux apprendre, réaliser de nouvelles choses et les projets viendront petit à petit. Aujourd’hui, si j’ai cette responsabilité de créer une programmation artistique pour le B7L9 c’est parce que j’en suis capable. Ça n’aurait pas été le cas l’année dernière. Je me dis ainsi que plus je suis mes envies et j’avance dans mon apprentissage, plus j’aurai à réaliser des projets qui correspondent à mes ambitions et à ce que j’aime. Pour le moment j’avance, j’apprends, je participe activement à la vie culturelle et je m’éclate.

 

 

 

 

 

 

English